Henri de Raincourt : "Je renonce à être, une nouvelle fois, candidat aux élections cantonales de mars 2008"

Henri de Raincourt : "Je renonce à être, une nouvelle fois, candidat aux élections cantonales de mars 2008"
Depuis plus de 27 ans, grâce à la confiance que m'ont accordée puis renouvelée les électrices et les électeurs du canton de Chéroy, j'ai l'honneur de le représenter au Conseil Général de l'Yonne.

Chaque jour, je mesure le bonheur de pouvoir siéger dans cette Assemblée. S'y ajoute depuis 16 ans le privilège insigne de la présider.

Comme tout être humain, je rêve à la permanence de cette situation. D'un autre côté, 27 ans c'est long et sans doute pour un certain nombre, pénible. C'est à peu près le temps d'une génération.

Une démocratie est un corps vivant. Pour se développer elle a besoin de se régénérer par le renouvellement et le rajeunissement. C'est une exigence de service. Un mandat n'est pas donné mais confié momentanément.

Dans cet esprit, il me paraît de mon devoir de renoncer à être, une nouvelle fois, candidat aux élections cantonales de mars 2008.

Je pense à l'avenir du canton. La majorité départementale et moi soutiendrons un candidat dans un esprit de passage de témoin à un représentant de la jeune génération. La société bouge et change. Pour la comprendre et la servir l'engagement d'un candidat jeune me paraît primordial.

Le hasard et la chance m'ont permis de rencontrer Jean-Baptiste LEMOYNE au Parlement il y a 5 ans et de découvrir qu'il résidait à Vallery, commune du canton de Chéroy.

Depuis cette période et dans des fonctions différentes nous avons appris à nous connaître et à travailler ensemble.

Conseiller Parlementaire de Jean-François COPE, ancien Ministre du Budget, il est aujourd'hui responsable du groupe parlementaire UMP à l'Assemblée Nationale.

Jean-Baptiste LEMOYNE a trente ans. Il connaît parfaitement la situation du canton et de ses 16 communes.

Nous allons susciter dans les semaines qui viennent des occasions de rencontre. Ce relais ne changera rien aux liens qui nous unissent, à ma disponibilité pour tous et à mon attachement durable et joyeux.

Henri de RAINCOURT
Sénateur de l'Yonne
Président du Conseil Général.
# Posté le lundi 26 novembre 2007 17:16

La fin n'est qu'un commencement !

La fin n'est qu'un commencement !
Mes chers amis

Après de très nombreuses années passées au service de la jeunesse de trois mouvements politiques qui se sont succédés jusqu'à former notre grande famille UMP me voilà atteint par la limite d'âge .
Même si la jeunesse est un état d'esprit que je souhaite garder le plus longtemps possible , il est de notoriété que j'ai déjà plus de trente ans ! limite imposée par nos statuts pour faire partie des jeunes pop et donc limite également pour les diriger .
Les derniers mois sont pour moi les plus beaux mais également les plus durs .
Des contingeances personnelles ne m'auront pas permis de m'épanouir lors des deux grandes batailles que nous avons menées avec succés pour nos idées !
Mais je remercie le plus sincèrement et le plus chaleureusement ceux qui auront fait battre le coeur de notre mouvement tant au niveau national qu'au niveau local .

Je tiens à manifester mon profond respect à ceux sans qui l'idée de faire de la politique ne me serait jamais venue :

Henri de Raincourt et je citerai son livre "entrain de sénateur" lorsqu'il reprend une phrase de Simone de Beauvoir "la vérité est une, l'erreur est multiple (...)".
Il m'a toujours soutenu dans mes actes et démarches tant au sein du Parti Républicain ,de Démocratie Libérale où j'ai également eté responsable des jeunes. Sachant qu'une fidélité acquise vaut mieux que trois paroles données .

Je tiens également à remercier mon autre "père" en politique , Jean Pierre Soisson dont l'intelligence et l'amour partagés pour notre belle ville sont pour moi autant d'exemples .Je me souviens comme si c'était hier devant la télévision, alors âgé de 10 ans l'écoutant (déjà...) aux 4 vérités et dédicaçant à la fin de cette émission comme il était d'usage le livre d'or, avec cette phrase que je souhaiterais prendre pour devise : " Prend ta chance sers ton bonheur et va vers ton destin à te regarder ils s'habitueront".

Merci à Patrick Gendraud et Jean-Philippe Bailly pour leur amitié et leur confiance ;
Je reste au sein de l'UMP disponible pour faire vivre Auxerre durant les éléctions municipales en espérant enrichir le débat de notre camp et combattre les arguments de nos adversaires par l'amour que j'ai de notre ville et le profond désir d'y voir les choses bouger pour réveiller notre belle endormie .

Ma priorité pour Auxerre :

Comme l'a si bien dit Dominique Mary le centre ville d'Auxerre est en asphyxie et si son coeur s'arrête de battre à l'image de l'activité de Monoprix on peut s'attendre à un centre ville avec toujours plus de banques et d'assurances repoussant ainsi au loin les services et commerces dont une ville a également besoin pour s'epanouir !
Pour continuer avec les poumons d'Auxerre que sont les tissus économique et industriel auxerrois .
Issue d'une de ces vieilles familles d'entrepreneurs je ne peux que constater que là aussi il y a un essoufflement ! En effet la fermeture de la NRI a comme un air de répétition pour d'autres entreprises !
Ne laissons pas ces entreprises sans autres alternatives, dynamisons l'attractivité d'Auxerre, concertons nous pour offrir les meilleurs atouts économiques qu'une ville idéalement placée a encore à developper. Faisons de l'autoroute Troyes-Auxerre-Bourges comme l'a si bien dit le président de Raincourt une priorité ! Au risque de froisser certaines susceptibilités !

A nous donc le pari de réveiller Auxerre, que son seul passé, ,aussi riche soit-il nous donne le courage et la force de construire son avenir et faire de ce présent soporiphique une parenthèse vite refermée !

Enfin je terminerai en vous disant pourquoi la politique est si importante pour moi .
Cela se résume très bien dans le phrase de Jules Renard : "Je ne m'occupe pas de politique.
- C'est comme si vous disiez : «Je ne m'occupe pas de la vie.»"

Aimant la vie je ne pouvais donc qu'aimer la politique !
A tous je reste fidèle .

Benjamin Biojon
# Posté le mardi 16 octobre 2007 09:18
Modifié le mercredi 31 octobre 2007 08:46

Les Jeunes PoPulaires demandent des excuses publiques à l'UNEF


COMMUNIQUE DE PRESSE

Les Jeunes Populaires souhaitent rétablir la vérité après la diffusion d'un tract mensonger et insultant de l'UNEF, accusant le gouvernement de laisser les étudiants à l'écart des réformes.

Nous tenons à rappeler que, fidèle à ses promesses, le Président de la République Nicolas SARKOZY a fait de la réforme des Universités une priorité.

C'est même la toute première qu'il a fait étudier au Parlement lors de la session extraordinaire du mois de juillet.

Elle permet davantage d'autonomie à toutes les universités d'ici cinq ans.

Ce projet, porté Valérie PECRESSE, Ministre de l'Enseignement supérieur et la Recherche, avec intelligence et pragmatisme, reçoit tout notre soutien, tant nous croyons qu'il est indispensable à la bonne marche et à l'efficacité de nos Universités, aujourd'hui bien trop enlisées dans le marasme administratif.

Une gouvernance clarifiée et renforcée, de nouvelles responsabilités et compétences, un Etat partenaire, garant et accompagnateur de la réforme, et un effort budgétaire de 5 milliards d'euros supplémentaires sur 5 ans: Voilà quelle est la réalité proposée par le gouvernement !

Ces nouveaux outils, loin d'être anodins, sont nécessaires pour offrir à tous les étudiants les clés la réussite.

Récemment, ce sont aussi les conditions de vie étudiante qui ont fait l'objet d'une attention particulière :

- revalorisation des bourses de 2,5%, soit leur plus forte augmentation depuis 5 ans

- défiscalisation du travail étudiant,

- un système de prêt garanti, remboursable à longue échéance après l'obtention du diplôme

- gel des frais d'inscription

- multiplication par deux du budget alloué au programme de logement étudiant lancé en 2005 (création de 5.000 nouveaux logements étudiants et de rénovation de 7.000 logements existants par an pendant 10 ans)

Autant de mesures prises dès la rentrée 2007 pour soutenir le pouvoir d'achat des étudiants, et qui seront amplifiées par une politique ambitieuse en matière de logement et de santé des étudiants.

Pour nous, il n'y a pas de doute, la jeunesse est bien une priorité de l'action de Nicolas SARKOZY et du Gouvernement.

Enfin, les discordances politiques ne doivent en aucun cas servir de prétexte à l'irrespect ou à l'insulte.

L'affiche truquée mettant en scène le Président de la République est une injure à la France et aux 53% de nos concitoyens qui l'ont choisi.

En conséquence nous demandons à l'UNEF de retirer ces affiches et de présenter des excuses publiques.


Contact Presse :

Jeunes Populaires : 01 40 76 62 09
jeunes@u-m-p.orgCet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

# Posté le mardi 16 octobre 2007 08:40

Brèves : L'UMP a le moral au beau fixe

Brèves : L'UMP a le moral au beau fixe
[
g]Ph. B.
Lundi le 17 septembre 2007
Décidément, en cette année 2007, tout sourit à l'UMP. Revigoré par la victoire de son poulain à la présidentielle, conforté sur le plan local avec le carton plein de ses trois candidats lors des législatives, regonflé avec 340 adhésions supplémentaires et 2 170 militants au compteur, l'UMP de l'Yonne s'est offert samedi un après midi champêtre inondé de soleil dans un pré de Saint-Georges (Auxerrois). Une fête de famille toutefois boudée par Dominique Mary, une candidate à la candidature à la mairie d'Auxerre, et Guillaume Larrivé, ex-suppléant malheureux du député Soisson. Deux absences qui n'ont visiblement pas terni la fête de famille destinée à prendre le pouls d'une centaine de militants.
Pour un peu, avec des parlementaires décontractés en jeans et des militants en bras de chemise, voire en chapeau de cow-boy, on aurait pu se croire à un raout des Verts, produits bio et discours mis à part. Car, côté déclarations, il n'y avait pas de confusion possible.
Entre soutien à la politique de leur chef, explications sur la nécessité des grandes réformes engagées, le bouclier fiscal, le service minimum dans les entreprises publiques de transport, les retraites, la réflexion sur la modernisation des institutions..., les parlementaires de l'Yonne, tous présents, et les militants tirent un bilan très satisfaisant du début de mandat de Nicolas Sarkozy. Un président dont Patrick Gendraud, le patron de l'UMP dans l'Yonne, loue la capacité d'ouverture même si elle désoriente les militants. « Ils ont du mal à la digérer mais c'est une très bonne idée. 70 % de la population estime que Nicolas Sarkozy conduit une bonne politique », confie Patrick Gendraud, déjà tourné vers les élections municipales et cantonales de mars 2008.

Les investitures en novembre

Car, dans l'Yonne, les batailles s'annoncent rudes.
« Rien n'est gagné », confie même Patrick Gendraud qui, pour faire tomber les principales villes de l'Yonne dans son escarcelle et conserver celles qui sont acquises, en appelle à « l'union » et à « l'ouverture », deux conditions sine qua non pour espérer des lendemains chantants.
A Auxerre où les socialistes semblent confortablement installés, l'UMP, sans véritable leader, sait qu'une éventuelle victoire dépend plus que jamais de la capacité à s'unir avec les centristes de Pascal Henriat qui, selon Jean-Pierre Soisson, serait prêt à faire alliance. Dans le nord, la versatile Migennes pourrait bien basculer tandis que reprendre Avallon relève du défi et, à Tonnerre, l'élection reste ouverte.
Enfin à Joigny, l'UMP de Patrick Gendraud, qui lance un appel à la « raison », tentera d'éviter une guerre fratricide entre le maire sortant Philippe Auberger et son premier adjoint Julien Ortéga. Tout se décantera d'ici à deux mois, les investitures aux élections municipales et cantonales étant attendues début novembre. « A l'heure actuelle, rien n'est décidé. Nous en sommes au stade embryonnaire de la réflexion », affirme Patrick Gendraud.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le lundi 17 septembre 2007 17:27
Modifié le lundi 17 septembre 2007 19:45

Exposé de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités adoptée le 1 août 2007 après examen de la commission mixte paritaire

Exposé de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités adoptée le 1 août 2007 après examen de la commission mixte paritaire




o Introduction sur la nécessité d'une réforme des universités

o Principaux points de la loi

o Contre arguments utilisés par l'opposition


Septembre 2007


Aujourd'hui le constat sur les universités françaises est unanime, et chacun s'accorde à dire qu'une réforme profonde de notre système est nécessaire. Une nouvelle université doit voir le jour, pour mieux orienter, mieux accompagner et mieux former les étudiants.


1. L'université est le pôle majeur de l'enseignement supérieur français

63% des étudiants français sont inscrits à l'université cela représente 1 500 000 personnes
900 000 en licence (60%)
450 000 en master (30%)
68 000 en doctorat (10%)
65.000 enseignants
86 universités sur l'ensemble du territoire national.

2. L'échec est considérable dans les universités

80 000 étudiants sortent chaque année de l'université sans diplôme
37% d'une classe d'âge accède à la licence (moyenne de l'OCDE = 53%, moyenne dans le pays scandinaves = 70%).
50% de taux d'échec en première année.
1 an après l'obtention de leur diplôme, 53% des diplômés à bac + 4 recherchent toujours un emploi.

3. L'Etat n'investit pas assez dans les universités

La France est le seul grand pays industrialisé qui dépense plus pour un lycéen que pour un étudiant.
Pour un lycéen > 10 200 ¤
Pour un étudiant en classe prépa > 13 100 ¤
Pour un étudiant à l'Université > 6 700 ¤




Actuellement la première université française se classe à la 41e place sur les 100 meilleures universités du monde selon le classement de l'Université de Shanghai.


La loi sur les « libertés et responsabilités des universités » fait le pari de l'autonomie des universités.



Qu'est ce que l'autonomie ?

C'est la possibilité pour l'université de se gouverner elle même ;
de disposer de ses moyens matériels (gérer son patrimoine et son budget ) ;
avoir une politique de ressource humaine propre ;

>>>> A l'heure actuelle, elle est autonome à hauteur de 20%

Cela peut surprendre mais l'autonomie existe déjà, elle a même été institué par la loi « Edgar Faure » de 1968 et la loi « Savary » de 1984 qui ont consacré une autonomie administrative, pédagogique et financière.
Sur le papier les universités sont libres de voter leur budget, de fixer la répartition des emplois ou encore, d'exercer le pouvoir disciplinaire à l'égard des enseignants chercheurs. Mais dans leur quotidien, les établissements sont fortement dépendants du pouvoir central :
- Les universités ne peuvent pas disposer librement de leur budget (essentiellement constitué par les dotations de l'Etat, à hauteur de 80%)
- Elle ne sont pas propriétaires de leur patrimoine immobilier (donc pas de marge pour réaliser des opérations d'aménagements)
- Elle manque de souplesse et de liberté ; c'est rue de Grenelle, qui contrôle les 86 universités françaises.
- La richesse de l'Université c'est son personnel (qualité des enseignants, reconnaissance des chercheurs). Mais paradoxalement, elle n'a pas la maîtrise de celle ci. D'une part l'indépendance des universitaires et des laboratoires est garantie pour mener librement les recherches mais d'autre part ces derniers étant composé de fonctionnaires, l'Université ne peut créer ou supprimer de postes librement et encore moins recruter ou rémunérer librement. Actuellement, il faut grosso modo 18 mois pour recruter un professeur.
- Les diplômes à défaut d'être reconnu par l'Etat ne le sont pas par le marché du travail.


Cette réforme est donc essentiel pour les étudiants, pour les universités et pour la France.
C'est pourquoi il faut dépasser les clivages droite - gauche, c'est une question de bon sens, de lucidité et de courage face aux conservatismes.
François Fillon a qualifié cette mesure de « Réforme la plus importante du quinquennat »,
ainsi son objectif est de conduire 50% des jeunes vers un diplôme de l'enseignement supérieur.


Cette loi est la première pierre d'une grande réforme de l'enseignement supérieur.

Les cinq chantiers qui vont compléter cette réforme durant le quinquennat :

les conditions de vie des étudiants
logement, aides sociales étudiantes, la santé des jeunes trop souvent négligée,
handicap, promotion de la culture et du sport.

des carrières attractives pour tout le personnel de l'université.

un environnement de travail favorable pour l'ensemble de la communauté universitaire avec des conditions matérielles de travail moderne, des locaux plus fonctionnels.

améliorer le statut des jeunes chercheurs et des enseignants chercheurs.

la réussite en licence
lutter contre l'échec en 1er cycle, faire de la licence un diplôme qualifiant reconnu par le monde du travail.


> En outre, cette réforme est attendue par les Français :
En effet, selon un sondage Opinion Way pour le journal Metro, 67% des français souhaitent plus d'autonomie pour les universités. Et 58% de français sont favorables à l'autonomie dans les universités selon cette fois ci un sondage du Figaro / BVA (26juin 2007)
Cette loi vise à donner à l'Université une nouvelle organisation dans un délai d'un an et de nouvelles compétences dans un délai de cinq ans.


1. Une gouvernance modernisée


Un conseil d'administration ouvert et plus représentatif (article 7)

Composé de 20 à 30 membres :
ه 8 à 14 représentants des enseignants chercheurs
ه 7 ou 8 personnalités extérieures de l'établissement
- au moins 1 chef d'entreprise
- au moins un autre acteur du monde économique et social
- 2 ou 3 représentants des collectivités territoriales
- anciens étudiants insérés dans la vie active
ه 3 à 5 représentants des étudiants
ه 2 ou 3 représentants des personnels

Son rôle :

Ø déterminer la politique de l'établissement
Ø voter le budget et approuver les comptes
Ø ratifier les accords signés par le président
Ø adopter le règlement intérieur
Ø approuver le rapport annuel d'activité
Ø créer les comités techniques paritaires (CTP), organe consulté pour la politique de gestion des ressources humaines.



Un président responsable et légitime, véritable animateur d'équipe (article 6)

Elu à la majorité absolue par les membres élus du CA.
Les personnalités extérieurs du CA ne peuvent voter pour le président, qui est forcement un enseignant. > Amendement Claude Goasguen
Désignés par 13 personnes (130 actuellement).

Son rôle :
Représenter l'université
Ordonnateur des recettes et dépenses
Responsable du maintien de l'ordre et de la sécurité dans l'enceinte
Veiller à l'accessibilité des enseignements et des bâtiments aux personnes handicapées


Un président responsable :
Présentation annuelle d'un rapport d'activités au CA
Mandat d'une durée de 4 ans renouvelable une fois


2. De nouvelles compétences pour les universités

Dans un délai maximum d'un an :
Raccourcissement des délais de recrutement 3 mois au lieu de 18
Création de fondation sans personnalité morale

Dans un délai maximum de cinq ans
Nouvelles capacités en matière budgétaire
Nouvelles capacités en matière de ressource humaine :
recrutement de contractuels (personnels de l'étranger)
gestion des primes

Gestion des biens immobiliers pour les universités volontaires

Possibilité de regroupement d'universités (article 2)

Les établissements devront rendre publique des statistiques comportant des indicateurs de réussite aux examens et aux diplômes, de poursuite d'études et d'insertion professionnelle (article 20)




3. Une réforme pour améliorer le quotidien et l'orientation des étudiants

Nouvelles missions pour l'université :

Mission d'orientation active > accompagner individuellement les lycéens désireux de s'inscrire à l'université avec un système de pré inscription qui leur permettra de se renseigner sur les orientations et débouchés de l'université (article 20)

Mission d'insertion professionnelle > à côté de la formation et de la recherche, l'université va préparer les étudiants à l'entrée sur le marché du travail

Bureau d'aide à l'insertion professionnelle des étudiants > diffuser aux étudiants une offre de stages et d'emplois variées, assister les étudiants dans la recherche d'un stage ou d'un premier emploi. (article 21)

>> Liberté de choix de l'Université (suppression de la l'inscription par rapport au ressort de l'académie)


Les étudiants seront de vrais acteurs de leur université :

Possibilité d'être recruté pour des activités de tutorat ou de services en bibliothèque (article 22)
Institution d'un vice président étudiant en charge des questions étudiantes en lien avec le CROUS élu au CEVU, qui pourra désormais évaluer les enseignements
Les étudiants seront mieux écoutés dans les trois instances avec plus de poids
Possibilité d'être formés à leur fonction d'élus (article 23)
Possibilité de délégation des pouvoirs du président de l'université à tous les membres du bureau.
4. L'Etat partenaire et garant de la réforme


L'Etat sera garant de la qualité de la nouvelle université :

Rapport du recteur par un contrôle de légalité des décisions et délibérations des organes, lutte contre la pratique des frais d'inscription illégaux. (article 34)
Caractère national des diplômes maintenu et frais d'inscription fixé par le ministère de l'Enseignement supérieur (article 35)

L'Etat sera accompagnateur de la réforme :

Institution d'un comité de suivi chargé d'évaluer l'application de la loi. Deux députés et deux sénateurs avec transmission chaque année d'un rapport sur ses travaux au Parlement. (article 51)
Introduction dans le projet de loi de finances pour 2008 de 1.8 milliard pour l'enseignement supérieur et la recherche, soit le cinquième des sommes promises, c'est à dire 5 milliards pour l'enseignement supérieur et 4 milliards pour le recherche sur 5 ans. Progression de 5% du budget > situation inédite




Tous les pays développées ont mit en place une politique d'autonomie pour leurs universités (Allemagne, pays Scandinaves, le Japon, l'Australie, le Brésil, les Etats Unis, pour ne citer qu'eux).
Certains ont même constitutionnalisé ce principe comme l'Espagne.


Cette réforme n'est pas uniquement ambitieuse pour l'université, elle porte aussi une ambition pour la France et donne la possibilité aux Français d'offrir à leurs enfants les conditions de la réussite sociale et personnelle.


Pour pasticher un slogan de mai 1968 « Ce n'est qu'un début continuons la réforme ensemble ».



Calendrier de la loi
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Transitoirement :
Les présidents élus restent en place jusqu'à la fin de leur mandat dans les conditions prévues par l'article 43 de la loi.

D'ici le 11 février 2008 :
> Modification des statuts à la majorité absolue des membres en exercice pour déterminer la composition et le nombre de membres au conseil d'administration

D'ici le 11 août 2008 :
> Election des nouveaux conseils d'administration
> Nomination des personnalités extérieures par le président de l'université élu et approuvées par les membres du conseil d'administration élu
Paradoxalement, ce n'est pas l'Etat qui s 'oppose à l'idée de donner davantage de liberté aux universités. La résistance vient de l'intérieur même des universités  et plus particulièrement de certains syndicats d'enseignants, d'étudiants ou représentant le personnel administratif.
Pour autant, certains syndicats plutôt réputés de gauche ont pris position en faveur de cette réforme comme la confédération étudiante, menée par Julie COUDRY.
Enfin, il faut souligner la position très ambiguë de l'UNEF, qui au début était favorable à cette réforme mais qui a totalement changé de position en menaçant les parlementaires en cas d'adoption de cette loi dans sa forme actuelle. Voici les principaux arguments utilisés par les opposants à cette mesure.



« Cette réforme a été initiée cet été dans la précipitation sans concertation préalable ».
FAUX
Tout le monde s'accorde sur les dysfonctionnements de l'Université. En vingt ans, trois tentatives ont échoué. Il est donc urgent que l'Université française se modernise enfin. Du fait des cycles universitaires, si cette réforme avait du être votée à la rentrée, nous aurions perdu une année de plus.
Par ailleurs, cette loi a été le fruit d'un dialogue permanent avec les syndicats des personnels enseignants, administratifs et des étudiants. Au total il y a eu plus de 60 heures de discussion avec les représentants de la communauté universitaire, et enfin le Président s'est engagé personnellement dans cette réforme en rencontrant à plusieurs reprises les acteurs de l'université.




« Cette loi va accroître les frais d'inscription ».
FAUX
La loi relative aux libertés et responsabilités des universités ne prévoit aucune disposition concernant les frais d'inscription. Il s'agit toujours d'une compétence de l'Etat et ceux ci continueront d'être fixés par arrêté du ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche.
Par ailleurs, le rapport annuel du recteur aura pour but de lutter contre les frais d'inscription illégaux de certaines universités.





« L'Etat se désengage des universités et n'apporte aucun moyen pour accompagner cette réforme ».
FAUX
L'Etat passe un contrat avec les universités, avec des objectifs bien précis. Le caractère national des diplômes est maintenu, les frais d'inscription sont une compétence étatique. L'Etat accompagne cette réforme puisque tous les ans, un comité de suivi sera chargé d'évaluer l'application de la loi avec un rapport public rendu au Parlement. Enfin, l'Etat offre des moyens financiers conséquent pour réussir la réforme des universités, en effet dès le projet de loi de finances pour 2008, 1.8 milliard d'euros seront débloqués pour l'enseignement supérieur et la recherche. Puis comme promis par Nicolas SARKOZY, l'Etat investira 5 milliards pour l'enseignement supérieur et 4 milliards pour le recherche en 5 ans.





« Cette loi va accroître les inégalités entre les universités, en créant la concurrence entre elles ».
FAUX
Cela existe déjà, entre les Grandes Ecoles qui bénéficient d'une grande autonomie et qui peuvent avoir une véritable politique tournée vers le marché de l'emploi, qui peuvent gérer leurs personnels et leur budget et de l'autre côté les universités qui sont à la traîne. Ces différences existent même entre les universités, certaines de facto sont mieux cotées que d'autres, prenez l'université de droit d'une ville moyenne et comparez-la à l'université de Paris Assas. On ne fait que masquer la réalité, le système est déjà inégalitaire.
Avec cette loi, les universités les plus innovantes pourraient prendre une longueur d'avance sur les autres et ainsi mieux valoriser leurs diplômes sur le marché du travail. Certaines réussiraient à briller sur la scène internationale, tandis que d'autres se contenteraient de rayonner à l'échelle d'un territoire (de plus elles peuvent très bien se spécialiser dans un domaine et en devenir une référence).
Où est le mal à ça ? A vouloir créer une égalité entre toutes les universités, à ne pas vouloir que les universités jouent le jeu de la concurrence, celles ci vont perdre leur place collectivement.


«  Le nouveau système donne des pouvoirs exorbitants aux présidents sans contre partie ».
FAUX
Certes cette loi offre davantage de compétence aux présidents des universités pour ainsi leur permettre d'animer réellement leur équipe. Il sera désormais plus légitime, élu par un comité plus restreint. Il sera forcement issu du corps enseignant (amendement de C. Goasguen).
Pour autant, c'est un président responsable. En effet, il sera l'ordonnateur des recettes et des dépenses, sera responsable du maintient de l'ordre, et devra veiller à l'accessibilité aux enseignements et aux locaux des personnes handicapées. Son pouvoir de veto devra obligatoirement être motivé, comme actuellement dans les grandes écoles et les IUT. Enfin, il devra chaque année présenter un rapport annuelle d'activités au conseil d'administration et il sera contrôlé par le recteur.


« Cette réforme va conduire au remplacement des enseignants titulaires par des contractuels ».
FAUX
Cette loi permettra aux universités de gérer leurs personnels, liberté de recrutement, liberté de salaire et de prime. Ainsi l'université va pouvoir s'offrir les services des meilleurs spécialistes du monde entier, pouvoir recruter un professeur en 3 mois au lieu de 18 actuellement. Idem pour les contractuels, afin de répondre à la demande des étudiants. Pour autant, un système de garde-fous a été institué, ainsi a été crée un comité technique paritaire, lieu d'échanges et de dialogues sur la politique des ressources humaines de l'Université, par ailleurs un contrat pluriannuel entre l'Etat et l'Université viendra fixer un pourcentage maximal de contractuels (article 18)


« Les étudiants sont laissés de côté avec cette loi et ne jouent un rôle de second rang ».
FAUX
Cette loi est avant tout faite pour les étudiants, ils auront tout d'abord la possibilité d'intégrer n'importe quelle université avec la suppression de l'inscription par rapport au ressort de l'académie. Un Bureau d'aide à l'insertion professionnelle des étudiants sera mis en place pour diffuser aux étudiants une offre de stages et d'emplois variées (article 21). Les étudiants auront la possibilité d'être recrutés par les universités pour des activités de tutorat ou de services en bibliothèques (article 22). Un vice président étudiant en charge des questions étudiantes en lien avec le CROUS élu au CEVU, qui pourra désormais évaluer les enseignements. Enfin les étudiants élus dans les conseils seront formés à leur fonction, et pourront recevoir la délégation du président de l'Université.
# Posté le lundi 10 septembre 2007 17:07
Modifié le mardi 11 septembre 2007 00:48