L'ouverture aux élections municipales

L'ouverture aux élections municipales
Interview de Patrick Devedjian
Secrétaire général délégué de l'UMP

Le Monde - 31 juillet 2007
Propos recueillis par Patrick Roger

La politique d'ouverture menée par Nicolas Sarkozy est-elle bien perçue par les militants de l'UMP ?
Cette politique est fortement approuvée par les Français. Elle témoigne de la fin d'une époque. Un des grands handicaps de la société française à se réformer et à se moderniser est dû à l'antagonisme systématique entre la droite et la gauche. La politique d'ouverture de Nicolas Sarkozy n'est pas une opération de déstabilisation de la gauche, c'est un changement profond de la gouvernance en adéquation avec les aspirations de la société.


Elle va donc se poursuivre ?
Elle ne doit pas se borner à la participation au gouvernement. Il faut la prolonger à l'occasion des municipales. Les listes UMP doivent essayer d'accueillir, non seulement des candidats représentatifs de la diversité du pays, mais aussi des personnes issues d'autres tendances politiques dès lors qu'elles se retrouvent sur le même projet municipal.

Ce doit être une politique nationale ?
La direction de l'UMP prendra position pour favoriser cette ouverture au niveau local. Nous constituons un groupe de travail sur les municipales afin d'élaborer dix commandements emblématiques qui seraient portés par tous nos candidats. Parmi ceux-ci pourrait figurer le principe de l'ouverture. Nous souhaitons élargir sans arrêt la majorité présidentielle. La politique d'ouverture, c'est une politique de réconciliation des Français, elle n'a pas de limites.

La session parlementaire extraordinaire aura été marquée par l'adoption d'un "paquet fiscal" qui pèsera pour plus de 10 milliards d'euros en 2008. Vu l'état des finances publiques, n'hypothéquez-vous pas vos marges de man½uvre ?
Il y a trois moyens de réduire les déficits publics : diminuer la dépense de l'Etat, améliorer la croissance et, donc, les recettes fiscales, augmenter les impôts. Nous avons choisi les deux premiers et pas le troisième. La priorité de l'UMP, et nous allons lancer une campagne sur ce thème dès la rentrée, c'est le pouvoir d'achat. La politique fiscale que nous avons conduite en est un élément.

Vous allez inciter les Français à faire plus d'heures supplémentaires ?
Bien sûr, il faut qu'ils le veuillent, mais il faut en même temps que cela soit possible. C'est pour cela qu'une politique de croissance est indispensable à une politique d'amélioration du pouvoir d'achat. La France a un point de croissance de moins que ses partenaires, parce que nous ne sommes pas à égalité de concurrence avec eux, du fait du niveau de nos prélèvements. L'objectif numéro un est de rattraper ce point de croissance.

Jean-François Copé, le président du groupe UMP de l'Assemblée, a eu tort de rappeler à l'ordre vos alliés centristes du Nouveau Centre à propos du bouclier fiscal ?
Si le Nouveau Centre s'est constitué, c'est qu'il est différent de l'UMP. Il est dans la majorité présidentielle et, en même temps, il est différent. Il est tout à fait normal qu'il fasse entendre cette différence, parfois même face à l'UMP. Il faut que l'UMP l'accepte et le respecte.

Dans cette affaire, ce qui est regrettable, c'est qu'il ait manqué des voix à la commission des finances du côté de l'UMP. Je ne peux pas reprocher au Nouveau Centre d'avoir sa propre approche. Mais, pour nous, et sur ce point Jean-François Copé avait raison, c'était un engagement de la campagne électorale. Il était impératif de le tenir.

A quoi attribuez-vous les difficultés que rencontre le président du groupe UMP à y installer une nouvelle culture ?
Il y a une période de rodage, inévitablement. Les députés aspirent à une vraie évolution du rôle du Parlement. Or si on veut que celui-ci exerce réellement son action de contrôle sur l'exécutif, il faut organiser le travail parlementaire différemment. Par exemple, si on veut l'associer, comme c'est prévu, au pouvoir de nomination.

C'est une des principales pistes de réforme du Parlement ?
Il peut être envisagé que les commissions compétentes du Sénat et de l'Assemblée nationale se réunissent en audience publique afin d'entendre les personnalités pressenties pour être nommées à une responsabilité de l'Etat. Elles auraient la possibilité d'exprimer un veto à la majorité qualifiée. Aujourd'hui, il y a sept mille postes qui sont pourvus par nomination du président de la République. Evidemment, cela ne les concernera pas tous, mais quand même beaucoup d'entre eux.

Et en ce qui concerne l'instauration de la proportionnelle ?
C'est un sujet compliqué. Pour ce qui est du Sénat, peut-être vaut-il mieux avoir une réflexion sur le corps électoral. A l'Assemblée, l'instillation de la proportionnelle ne saurait justifier l'augmentation du nombre de députés. Cela serait mal vécu par la population. Donc, si on instille la proportionnelle, il faudra procéder à un redécoupage. On a pratiquement l'obligation de supprimer entre soixante-dix et quatre-vingts circonscriptions. En métropole, parce qu'on ne peut pas supprimer des représentants de l'outre-mer. Et dans un nombre de départements restreint si on veut conserver au moins deux députés par département.

Quand l'UMP arrêtera-t-elle sa position sur la réforme des institutions ?
Le débat dans l'UMP sur cette réforme a été lancé le 25 juillet. Le 4 octobre, jour anniversaire de la Constitution de la Ve République, nous tiendrons une convention nationale et, dans les jours suivants, nous adresserons l'état de notre réflexion à la commission Balladur. Nous aurons une nouvelle convention nationale en décembre pour nous déterminer, au vu du projet du gouvernement.
# Posté le mercredi 01 août 2007 10:38

Le président Nicolas Sarkozy a lancé jeudi de Dakar un appel à la jeunesse africaine

Le président Nicolas Sarkozy a lancé jeudi de Dakar un appel à la jeunesse africaine
Par Emmanuel Jarry Reuters - (Reuters) - Le président Nicolas Sarkozy a lancé jeudi de Dakar un appel à la jeunesse africaine, qu'il a exhortée à dépasser les séquelles de la colonisation afin de bâtir "l'Eurafrique" avec la France et l'Europe.


"Ce que veut faire la France avec l'Afrique, c'est préparer l'avènement de l'Eurafrique, ce grand destin commun qui attend l'Europe et l'Afrique", a-t-il lancé dans un discours prononcé à l'université sénégalaise de Cheikh Anta Diop, à Dakar.

"Ce que la France veut faire avec l'Afrique, c'est une alliance, c'est l'alliance de la jeunesse française et de la jeunesse africaine pour que le monde de demain soit un monde meilleur", a ajouté le chef de l'Etat français.

Cette intervention, après un premier entretien avec le président du Sénégal Abdoulaye Wade, avait initialement été annoncée par l'Elysée comme un discours sur le développement.

Dans la capitale de cette ancienne colonie française, Nicolas Sarkozy a en fait en grande partie consacré ce discours de près de 50 minutes aux accents parfois lyriques aux rapports douloureux des Africains et des Français avec la colonisation.

La colonisation "fut une grande faute", la traite négrière et l'esclavage "un crime contre l'humanité toute entière", a reconnu le chef de l'Etat français. "Nul ne peut faire comme si cette faute n'avait pas été commise."

Il a cependant ajouté qu'il n'était pas venu parler de "repentance" mais proposer aux jeunes d'Afrique, "non de ressasser ensemble le passé mais d'en tirer ensemble les leçons afin de regarder ensemble vers l'avenir."

La colonisation "n'est pas responsable de toutes les difficultés actuelles de l'Afrique", qui a "sa part de responsabilité dans son propre malheur", a fait valoir Nicolas Sarkozy, avant de dresser un diagnostic parfois sévère.

L'Afrique doit prendre conscience "que l'âge d'or qu'elle ne cesse de regretter ne reviendra pas pour la raison qu'il n'a jamais existé", a-t-il notamment dit. "Le problème de l'Afrique, ce n'est pas de s'inventer un passé plus ou moins mythique pour s'aider à supporter le présent mais de s'inventer un avenir avec des moyens qui lui soient propres."

"RENAISSANCE AFRICAINE"

Le défi de l'Afrique est de "s'approprier les droits de l'homme, la démocratie, la liberté, l'égalité, la justice (...), la science et la technique modernes", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy, qui a reçu plus tard des opposants au président Wade dans son hôtel, s'est abstenu de reprendre à son compte le principe défini en juin 1990 par le président François Mitterrand à La Baulle, dans un discours resté fameux, de "conditionnalité" de l'aide au développement de l'Afrique.

"Conditionnalité renvoie souvent à une exigence extérieure que certains, en Afrique, assimilent à une ingérence", dit-il dans une interview publiée à Dakar par le quotidien Le Soleil.

Il a en revanche exhorté la jeunesse africaine à ne pas céder à la "maladie de l'intelligence" qu'est "la tentation de la pureté" et à résister au fanatisme : "Ne vous laissez pas (...) voler votre avenir par ceux qui ne savent opposer à l'intolérance que l'intolérance et au racisme que le racisme."

Il l'a invitée à ne pas se couper de la part d'héritage occidental qui l'enrichit : "Jeunes d'Afrique, la civilisation européenne a eu tort de se croire supérieure à celle de vos ancêtres mais désormais elle vous appartient aussi."

Il a promis le soutien de la France pour aider le continent à s'engager dans la voie d'une "Renaissance africaine".

"Cette Renaissance, je suis venu vous proposer que nous l'accomplissions ensemble parce que de la Renaissance de l'Afrique dépend pour une large part la Renaissance de l'Europe et la Renaissance du monde", a-t-il dit.

La France, a-t-il précisé, veut ainsi mettre sur pied avec l'Afrique un "développement partagé", une "stratégie commune dans la mondialisation", des universités, laboratoires, projets et pôles de compétitivité communs, une politique d'immigration "négociée" et "décidée ensemble".

Il a exhorté à ce propos les jeunes Africains formés en Europe à revenir dans leur pays pour "bâtir l'Afrique" : "Il faut mettre un terme au pillage des élites africaines dont l'Afrique a besoin pour se développer", a-t-il souligné.

Une préoccupation partagée par Abdoulaye Wade. "Je ne donne pas des bourses pour que les gens restent en France. Je préfère à ce moment-là investir cet argent en Afrique", a déclaré le président sénégalais lors d'une conférence de presse commune avec Nicolas Sarkozy.

# Posté le jeudi 26 juillet 2007 17:21

L'UMP crée une fédération numérique

L'UMP crée une fédération numérique
En accord avec le Président de la République et sur proposition de Jean-Claude GAUDIN, l'UMP a nommé Thierry SOLERE, Secrétaire National en charge de la Fédération Numérique.

Thierry SOLERE 35 ans, est co-responsable depuis deux ans de la stratégie Internet de l'UMP avec Claude Malhuret, Maire de Vichy. Il est aussi Maire-adjoint de la Ville de Boulogne-Billancourt et Vice-président du Conseil général des Hauts-de-Seine.

La Fédération Numérique a pour ambition de capitaliser sur le succès du site des supporters de Nicolas Sarkozy mis en place pendant la campagne présidentielle. La Fédération Numérique rassemble trois outils qui ont pour but d'informer, d'écouter et de mobiliser. Elle rassemblera une nouvelle génération d'adhérents qui s'engagera et militera mais surtout débattra via Internet.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le mardi 24 juillet 2007 17:44

Hommage à Marc Gazounaud

Hommage à Marc Gazounaud












Paris le 24 juillet 2007




Jean-Claude Gaudin,
Président Délégué,

Patrick Devedjian,
Secrétaire Général Délégué,

Pierre Méhaignerie,
Secrétaire général,

l'équipe dirigeante
et l'ensemble du personnel de l'Union pour un Mouvement Populaire

ont la tristesse de vous faire part du décès de

Marc Gazounaud
Directeur des élections

survenu à Paris le 22 juillet dans sa 46e année.

Les obsèques auront lieu le mercredi 25 juillet

à 11h15, en l'église St Philippe du Roule

154, rue du Faubourg-Saint-Honoré,

dans le 8e arrondissement de Paris.



[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le mardi 24 juillet 2007 17:41

Libération des infirmières bulgares : l'UMP salue l'action diplomatique de la France

Libération des infirmières bulgares : l'UMP salue l'action diplomatique de la France
L'Union pour un Mouvement Populaire, par la voix de Patrick Devedjian Secrétaire général délégué, se réjouit de la libération des infirmières Bulgares et du médecin Palestinien ainsi que de la mise en place d'un dispositif amélioré pour assurer les soins des enfants malades du SIDA en Lybie. L'UMP salue l'action des émissaires de l'Elysée, Cécilia Sarkozy et Claude Guéant et de la Commissaire européenne Benita Ferrero Waldner.

Cette libération n'aurait pu aboutir sans l'implication personnelle de l'épouse du Chef de l'Etat et du lien qu'elle a su établir avec les autorités Libyennes.

Conformément à ses engagements de campagne, Nicolas Sarkozy, dès sa prise de fonction a engagé une action diplomatique avec la Lybie pour cette libération. Cette réussite de la France engage également l'ensemble de la diplomatie Européenne dont elle a été la représentante.
# Posté le mardi 24 juillet 2007 17:37